Corps-Forêt(s)

Création 2021/2022

 

 

Danse in-situ – Performances, projets participatifs et Film documentaire poétique

Corps-Forêt(s) est un projet sur l'intelligence des arbres mêlant danse in-situ, écriture et matières. Une recherche chorégraphique associée à des projets participatifs de territoires et à la réalisation d'un film-documentaire poétique, qui s’intéresse à ceux qui habitent ces forêts et à ceux qui les défendent.

Faire forêt - Nous relier à la générosité et à la sensibilité profonde du végétal, sentir les vibrations et les énergies des arbres dans nos corps sensibles, parfois sous la terre, parfois dans les hauteurs vertigineuses de la forêt, et en faire une composition de liens, d’êtres vivants, de magie…

Mélody Blocquel, écriture, interprétation, coordination artistique 

Madeline Wood, écriture, interprétation et illustrations

Paul-Emmanuel Chevaley, interprétation

Distribution en cours

Partenaires : le Lieu à Gambais (78), Espace Art Nature/Le Vieux Couvent (Québec), Les Pinatas/lille (59), DRAC Hauts de France dans le cadre des Plaines d'été, L'Arboretum de la Forêt de Mormal/Office de Tourisme de Mormal (59).

(Recherche de partenaires en cours)

Corps-Forêt(s) ça parle de quoi ?

 

« Il s’agit ici de voir comment nous sommes forêts. Des forêts qui ne seraient pas tant ce bout de « nature sauvage » qu’un certain alliage, une certaine composition tout à fait singulière de liens, d’êtres vivants, de magie. Non une étendue mais une puissance qui croît, en son cœur comme à ses lisières. »

Jean-Baptiste Vidalou « Être Forêts, habiter des territoires en luttes » (édition Zones).

La proprioception du végétal, comprendre comment l’arbre, arrive à percevoir son corps dans l’espace. Se nourrir de la mobilité et de l’intelligence des arbres pour créer de la matière avec le corps. Sentir les vibrations et les énergies du végétal, explorer avec les tissus, cellules, muscles, ligaments…

 

Le partage, la générosité, la coopération. Imaginer les différentes trajectoires, flux, de la partie aérienne et du système racinaire, ce super organisme intelligent qui se coordonne, véritable vecteur de lien social.

 

La mémoire, les arbres se construisent eux aussi sur leur passé, sur leurs racines.

 

L’ancrage, le territoire ou comment habiter son territoire et en prendre soin. La lutte de ceux qui les habite, les zones à protéger.

  • La création d’une forme dansée in situ. En trio, une forme à géométrie variable, adaptée à chaque lieu d’accueil, chaque espace boisé. Une forme légère et autonome.

 

  • Des projets participatifs sur un territoire, des temps de rencontres.

 

  • Un film documentaire poétique qui retracera tout ce que nous allons vivre sur ces différents territoires et garder une trace du mouvement.

Suite à une résidence-labo dans une forêt de Pin des Landes, en juillet 2020, un texte co-écrit est né. 

Je suis un pin des Landes qui pousse sur le sable.
Sans cacher la dune, je ne me cache pas mais tout le monde passe à côté. Sur ma seule jambe, j’ai le bas en équilibre mais ma tête est constamment ballotée par le vent.

Ce mouvement à mon sommet ne reflète pas que le vent, il est aussi l’émanation de tous les mouvements qui m’animent depuis mes racines.
En réalité, je suis un poil sur le dos d’une bête gigantesque allongée sur la mer. La terre à mes pieds est salée. Ma peau craquelle et se répand au sol, au rythme de mes respirations infimes. Je grossis, mon cœur se régénère aux vibrations de l’océan.
Je me disperse lentement. Je grimpe. Nous grimpons.
Avec mes frères nous cherchons à rencontrer le ciel.
De temps en temps on me coupe puis je repousse.
C’est grâce à moi que la bête a une odeur.
Dans mon corps un paysage acre et suave, un parfum doux, coloré dont on fait des bonbons qui adoucissent la gorge.
Ma sève sur leurs mains. Les humains cherchent puis tentent, les yeux ouverts, leurs corps couchés à l’infini, d’écrire un lendemain.
Je suis bien ensemble.
Ce que tu ressens t’appartiens.
Ce que tu ressens m’appartiens.
Je voudrai sauver de l’oubli tout ce qui existe.
Je m’enracine au sable pour résister au vent, je m’enracine au sable pour résister au temps.

Linxes, Juillet 2020 Corps-Forêt(s)

Texte de Séverine Cagnac, Didier Motti, Anna Ten, Bertrand Petitbois, Sonia Codhant, Josiane Vincent, Madeline Wood, Quentin Conrate et Mélody Blocquel.

Enregistrement de Quentin Conrate - avec les voix de Séverine Cagnac, Madeline Wood, Didier Motti et Mélody Blocquel

Corps-Forêt(s)
00:00 / 01:56

Photos Mélody Blocquel/Collectif errances

415, rue Léon Gambetta 59000 Lille - Siret 830 837 332 00014 Ape 9001Z

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